La cuisson des bulots et alors !

Tiré d’un article intéressant, vu sur un blog sympa,

réfléchit, écrit, tenu, réalisé, pensé, édité, par Patrick Cadour

La cuisson des bulots, au passage…

 

Buccin_polaire

Le bulot, c’est très différent du bigorneau. Ce dernier est végétarien, alors que le bulot est un carnivore nécrophage, il se nourrit essentiellement de cadavres de crustacés et de coquillages, en déployant une trompe…

Par ailleurs, il est péché dans les sédiments, il est donc bourré de sable. Mal apprêté et mal cuit, il craque sous la dent et il est à la fois coriace et gluant. Selon le même Dimitri qui m’a laissé ce commentaire sous la brandade de morue, les pêcheurs de morue normands appâtaient les lignes de fond avec des bulots. Le bulot ne vaut pas plus à mon avis, juste çà me fait rire, les gars montant à bord : « Hého! Hého!, on revient du bulot »

Voici comment je procède :

1) Laisser les bulots une bonne heure dans une bassine, mélangés à pas mal de gros sel.
2) Rincer à fond deux ou trois fois, ou jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de sable au fond de la bassine.
3) Cuire à l’eau bien salée frémissante pendant 15 minutes (s’ils sont plutôt petits, 20 minutes sinon, et si il y en de toutes les tailles, mettre les plus gros d’abord et puis les autres par taille décroissante). Ajouter éventuellement un rameau de fenouil ou de thym, du laurier et, indispensable, un trait de vinaigre.
4) Laisser refroidir dans l’eau de cuisson.

Ainsi accommodés, ils ne seront ni sableux, ni baveux, ni coriaces, ni trop fades et deviendront mangeables avec une mayonnaise relevée à l’ail (je trouve que la meilleure utilisation du bulot, c’est perdu dans un aïoli) ou trempés dans un vinaigre aux échalotes. Sérieux, j’ai tout essayé pour m’acclimater à ces bêtes, y compris des heures d’attention en cuisine, j’ai du mal à trouver çà délicieux.

 

 
 

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